Archives de Tag: édition

La collection Nouveaux Millénaires

décembre 2, 2011

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La collection Nouveaux Millenaires

Bonjour à tous, vous trouverez ci-dessous quelques exemples de visuels de couverture de la collection “Nouveaux Millénaires” dont j’assure la direction artistique.
La collection est dirigée de main de maître par Thibaud Eliroff et s’adresse à tous les amateurs de littérature imaginaire. Jetez-vous dessus, les titres sont bons !
C’est une collection que j’affectionne tout particulièrement, elle représente pour moi un espace d’expression et d’illustration.
L’ensemble des visuels ont été réalisés par mes soins (création et réalisation des couvertures) principalement sous Photoshop et InDesign / Xpress.

A bientôt

Algernon, Charlie et moi

Algernon, Charlie et moi

Creation

Creation

Cryoburn

Cryoburn

Vorkosigan

Vorkosigan

Le maitre du haut chateau

Le Maître du haut château

Palimpseste

Palimpseste

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Alain Delorme, photographe, expose au Bon marché sa nouvelle série Totem

janvier 12, 2011

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Une photo de la série "Totem" d'Alain Delorme

Totem #9 – © Alain Delorme

J’ai eu l’occasion de travailler avec Alain Delorme quand il a accepté qu’une de ses photos de la série “Little dolls” illustre le programme presse des éditions J’ai lu.

La découverte de son univers très graphique, très coloré où le décalage grinçant est pratiqué avec bonheur a été pour moi un réel plaisir. Il a depuis accepter d’illustrer la couverture du titre d’Isabelle Lortholary, “Heureuse ou presque“.

C’est quelqu’un avec qui j’ai aimé travailler et dont j’ai plaisir à suivre le travail (Prix Arcimboldo, Gens d’Image, en 2007 !)

Je découvre donc ce matin dans ma boîte mail un message me signalant qu’il expose  sa série Totems, jusqu’au 19 février au Bon Marché dans le 7e, et ça me donne très envie d’y aller.

Pour plus d’infos :

http://www.alaindelorme.com/?p=works&ga=totem

Totem #8 – © Alain Delorme

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Petite histoire du graphisme professionnel (1)

janvier 10, 2011

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De nombreux éléments peuvent déjà nous faire comprendre ce qu’on peut entendre à l’heure actuelle, par graphisme ; c’est-à-dire cet aspect pluridisciplinaire et en même temps fondé essentiellement sur un projet qui manie les diverses disciplines dans la quête d’une sorte de synthèse des arts.

conférence du 9 janvier 2007 sur l’histoire du graphisme en France par Michel Wlassikoff

Je décide volontairement de démarrer ma réflexion à partir de 1945. Outre l’envie de vous épargner les sentiers balisés (Gutenberg et ses amis), je souhaite inscrire ma réflexion dans un contexte pluri-médiatique. Pendant l’entre-deux-guerres la radio a pris une place importante face à l’imprimé, l’écoute du  journal radiophonique devient fréquente. Le cinéma et la télévision (principalement à partir de la fin des années 50) prennent de plus en plus d’importance (notamment grâce à l’influence culturelle américaine). La communication devient globale et massive.
À cette période, et certainement en réaction à la naissance de la concurrence multimédia, les journaux diversifient leurs contenus, de nouveaux format sont essayés (format tabloïd) ainsi que de nouvelles formules. L’agence France presse est créé, ainsi que les Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP) qui favorisent la diffusion de l’information. Au début des années 50 France-Soir est distribué à plus d’1 million d’exemplaires.

Dans ce contexte, après des années de pénuries et de privations, apparaît une société de plus en plus consommatrice de biens culturels et matériels. La publicité (le célèbre slogan “Moulinex libère la femme” en est l’exemple caricatural) se développe et favorise la diffusion d’un modèle consumériste et la naissance d’une société de loisir. La technologie avant à grands pas, le Polaroïd est inventé aux États-Unis en 1947, les Américains John Bardeen,William Shockley et Walter Brattain reçoivent le prix Nobel en 1956 pour l’invention majeure (pour l’avenir de l’informatique notamment) du transistor.

C’est le début en France des Trente glorieuses !

Prochain article : médias et graphisme dans les années 50. À bientôt.

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Le graphisme professionnel est né dans l’édition

janvier 8, 2011

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Chers lecteurs,

Je commence aujourd’hui un cycle d’articles sur l’histoire du graphisme professionnel, ses évolutions et, dans la mesure de mes petits moyens ses perspectives. Ou plus exactement, comment je vois le métier aujourd’hui et à moyen terme.

Quelle légitimité ai-je pour parler de ces sujets ?
J’ai suivi une licence d’histoire et je suis diplômé de l’école des arts et industries graphiques Estienne. Je pratique et vis du graphisme depuis juin 2003. Je serais bien entendu ouvert à vos commentaires qui je l’espère permettront d’enrichir ce cycle.

Pourquoi ce cycle ?
Tout est dans le titre : le graphisme professionnel est né dans l’édition. Quel que soit l’angle selon lequel je considère cette problématique, je n’y trouve pas de contre argument – je fais ici le distinguo entre graphisme artistique et graphisme professionnel, plus proche de la démarche de l’artisan que de la démarche de l’artiste. Que l’on parte des premières écritures cunéiformes (mis au point en basse Mésopotamie entre 3400 et 3200 avant J.-C.) , des hiéroglyphes égyptiens (qui inspirent encore de nombreuses créations), des enluminures médiévales, de la naissance des caractères mobiles d’imprimerie, de la presse, cette affirmation reste vrai : tout part de l’édition.
Je suis actuellement en pleine réflexion sur la pratique de mon métier de graphiste. Je m’intéresse depuis longtemps aux NTIC et pourtant je travaille dans l’édition (secteur ancien et un poil conservateur) et me passionne aussi pour l’histoire. Hors, avec cette double culture j’ai parfois l’impression de me retrouver, comme l’âne de Buridan, bloqué au milieu de la route. Plus je regarde et plus je trouve que le fossé se creuse entre des pratiques différentes de nos métiers. Je ne compte plus les lieux où les passions se déchaînent pour savoir si les graphistes “print” peuvent faire du web et vice versa où l’on vous dit “vous ne pouvez pas comprendre vous n’êtes pas assez web”… Cette “cessession”  n’a pas de sens, elle est au mieux réductrice au pire perverse. Réductrice, parce qu’elle nie la filiation entre les pratiques anciennes du graphisme et les pratiques moderne (la réflexion contemporaine sur l’ergonomie est-elle si éloigné de la recherche de lisibilité de nos anciens ?), perverse parce qu’elle réduit le graphiste à sa seule compétence technique.
Nier la filiation entre pratique éditoriale et pratique web, c’est réinventer le fil à couper le beurre, réduire le graphiste à sa simple compétence technique, c’est se priver du recul, de la capacité d’organisation et de hiérarchisation du message, de la vision singulière que le graphiste, du fait de son savoir et de son savoir faire, peut avoir. Je souhaite donc remettre la pratique de la création graphique en perspective et rassembler ce qui ne devrait pas être séparé.

Mon prochaine article retracera donc brièvement  l’histoire de la pratique du graphisme professionnel en France.
À très bientôt !

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